vendredi, 02 décembre 2011
La vie dans les plis
Je n'ai pourtant pas fait de grand écart dans le pédiluve...
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mardi, 19 juillet 2011
Retour à terre
Comme je finissais tout juste la lecture de Moby Dick et que, assis à la fenêtre, j’accentuais grâce à une cigarette l’ivresse que m’avaient procuré tant de remous et de beauté, j’entendis, en contrebas, une jeune fille s’égosiller dans un langage qui n’était pas assez salé à mon goût pour que ne m’échappe pas un « On a le cachalot qu’on mérite! » La belle venait de se faire fienter dessus par une mouette, dont il me sembla alors qu’elle avait ri toute la journée en fomentant son mauvais coup. Alors que sa victime exhortait ceux que des graffitis frais remarqués au même endroit peu de temps après me poussent à nommer Giovanni et Sullivan de lui tendre un mouchoir, je fermai la fenêtre, enfilai ma vareuse et sortis rejoindre la nacre fatiguée des yeux de ma bacchante, que je ramenai à bon port.
Après un bon repas, nous partîmes voir la mer. Près du phare rouge, tatoué de nombreux graffitis d’amoureux, deux pêcheurs à la moustache encore duveteuse semblaient rêver en regardant leur bouchon, secoué de temps à autres par des chalutiers qui sortaient du port. Nous parlâmes de pêche à la baleine et savourâmes le silence, le cœur plein de promesses.
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samedi, 25 juin 2011
Mon grand registre 6
"Jésus Christ est mort des suites d'un accident du travail."
Philippe Charlier, médecin légiste, anatomo-pathologiste et paléopathologiste.
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mercredi, 22 juin 2011
"Et moi, et moi, et moi" 3
Si Marsyas était… un mot?
COOL!
Je l'emploierais plus souvent pour exprimer mon sale quotidien.
Pfff!!!
Etudiant! hihihi
Homo (c’est pour la rime!)
Margoulette, Belacqua…
Elégant, charmant, chiant, barbant, marrant, pouffant, dansant, époustouflant.
GRAND, GEANT comme un grain de maïs, telle une épice sur une saucisse.
Ami
Si Marsysas était… un lieu?
Eh ben, je me brosserais un peu plus souvent les dents!
Un no man’s land
Une ZEP
Un lieu où on aime se retrouver!
Le Het Groen Blad! Hihihi
Un bordel.
Le plus grand backroom de l’univers. Un lieu magique.
Le Maroc.
Un hammam
UNE TENTE 2 SECONDES UN PEU PRECOCE.
L’océan (au milieu).
Si Marsyas était… un métier?
Un professeur bizarrement de lettres…
Cela me permettrait de trouver une reelle philosophie de vie ou quelque chose qui melerait plaisir et labeur.
La pédago…!
Un colporteur
Prof de lettres naturellement!
Charbonnier
Magnétiseur par son côté hypnotiseur.
Ecrivain.
Cultivateur ou éleveur de chameaux. Acteur de cinéma hyper X grand format XXL en Amérique.
Penseur professionnel = dieu.
Danseur. Conteur. Comédien. Un connard d’artiste quoi!
Si Marsyas était… une plante?
Une pomponnette... et...
Du laurier… de façon à agrémenter mes petits plats.
Groen blad!
Sativa
La plus belle plante de l’exotisme ou un pommier.
Un roseau.
« Un iris jaune »
Une girolle poussant sous un tapis de feuilles humides.
Un coquelicot.
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mardi, 21 juin 2011
"Et moi, et moi, et moi" 2
Si Marysas était… un auteur?
Cousin de Philippe de Nerval... Quel cynisme!
Il n’écrirait que sur moi!
Bukowski
Pierre Bellemare (sans la moustache)
Saint Antoine de Saint-Exupéry
Flaubert!
Il décrirait Istanbul avec des mots imaginaires.
1m80 à peu près je crois.
Si Marsyas était… un objet?
Une jarre…
Il me servirait tous les jours a voir un peu plus claires les choses de la vie quotidienne... Bah ouais quoi! Une bonne vieille paire de lunettes.
JEAN-MICHEL
Un mec ou un yacht
Un gode, grand format style XXL ou une poupée gonflable rousse à forte poitrine.
Un cœur! Ou un couteau. Ou un plume. Ou une vareuse.
Un porte-manteaux mais il faut pas demander pourquoi!!
Un vilebrequin, sans nul doute.
Si Marsyas était… une couleur?
Le vert.
Il petillerait autant qu'une biere belge.
Le bleu du ciel. En tous les cas j’aime à l’imaginer…
Orange ♥
Le vert!
Bleu clair tel un océan dans une île déserte.
Blanc comme la pureté
Rouge acacia avec des poils roses et des reflets schtroumpf.
Vert
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lundi, 20 juin 2011
"Et moi, et moi, et moi" 1
A l'occasion de mon vingt-cinquième anniversaire et à l'initiative de ma frileuse, quelques-uns de mes amis se sont prêtés au jeu du questionnaire suivant. L'amusant est que je ne connais pas l'écriture de chacun, et qu'aucun n'a signé. L'émouvant, à mes yeux bien entendu, est ce qui est écrit. J'en livre ici la première partie.
Si Marsyas était… un animal?
Un ver de terre pour sa souplesse de deplacement.
Scratch dans l’« Age de glace »…
J’hésite entre l’hippocampe et le ver de terre. Mais oui ça se compare!
Pas assez vif pour être « Scratch », pas assez mou pour être un ver…
Pourquoi pas un ornithorynque?
Un paresseux, c’est toi qui nous l’as dit lors du week-end parisien! Mais sinon c’est aussi parce que tu as de grands bras!
Un couguar
Une belle petite chouette parce qu’il est chouette.
Un coléoptère (j’aime bien le mot!)
Si Marsyas était… une boisson?
Une biere... Desole: l'habitude...
Une eau pétillante, évidemment.
Une boisson qui enivre mais pas qui saoule!
Une bière, indéniablement!
Une moinette bio
Une boisson délicieuse, enivrante, pétillante: du champagne champomy.
Du thé à la rose…
De l’eau de pluie, tantôt nuage, tantôt bruine, tantôt rosée, tantôt orage, etc.
Un bon cognac.
Si Marsyas était… une chanson?
Ce serait surement pas un tube de l'ete
La chanson qui tourne en boucle pendant mon cours de fitness.
Un tube des 80’s.
Avec ta chemise et ton pantalon rouge ce soir, je pense aux chansons de « Good Morning England ».
« Relax »
The Boxer?
« Daddy, Daddy cool,… »
La Bohème… un truc comme ça.
Destinée!
Tombez la tombez, tombez la chemise!!
L’Anamour
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lundi, 13 juin 2011
Mon grand registre 5
"Si j'étais Dieu, j'y croirais."
Jackie Berroyer
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jeudi, 09 juin 2011
Chiquenaudes
Il faisait nuit. Je fus attiré par la lumière orange que projetaient quatre lampadaires moussus. Je vis bientôt qu’ils se trouvaient aux quatre coins d’une dalle de macadam de forme carrée. Le long des côtés de cette dalle, l’encadrant, avaient été disposés quatre longs bancs.
Je m’assis sur l’un d'eux, à la seule place laissée vacante par des gens qui, contrairement à moi, semblaient très bien savoir ce qu’ils faisaient là, et qui m’accueillirent avec des regards de salle d’attente.
Au bout d’un certain temps, mon voisin de gauche glissa une main dans sa poche et en sortit deux billes. Puis, se penchant un peu en tendant le bras, il les déposa sur deux rails de métal, de ceux que l’on trouve sur les flippers. D’un air satisfait, il donna à ses billes une chiquenaude, qui les fit disparaître dans l’ombre, sous le banc. La mystérieuse mélodie dissonante que l’on entendait, rythmée par des cliquetis et des roulis de diverses natures, laissait imaginer le dessin labyrinthique du trajet que suivaient les deux billes.
Puis, ces dernières vinrent s’échouer sur les rails qui saillaient entre les jambes du voisin de leur propriétaire. A son tour, il leur donna une chiquenaude. Et la mélodie continua. Il en fut ainsi de voisin en voisin, chiquenaude après chiquenaude. Certains répétaient le geste avec un air amusé, d’autres avec un air grave et appliqué. Il me semblait cependant que les tintements changeaient de nature; et, plus étrange, que les billes gagnaient en volume.
Après que mon voisin de droite eut lui aussi donné sa chiquenaude, on n’entendit plus rien. Je commençais à me demander ce qu’on attendrait de moi. Les mains se serraient d’impatience. Je me sentis peu à peu gagné par quelque appréhension. Enfin, quittant brusquement les rails, une masse informe vint s’aplatir entre mes pieds, comme une bouse entre les pattes d'une vache. Je me penchai lentement et la saisis à deux mains, circonspect. Son aspect gluant et collant me fit penser à celui de la pâte à pain. Son poids était peut-être d’une livre, sa couleur orangée. Vexé, je me levai et jetai la chose au pied de mon voisin de gauche. Je partis alors que tous riaient tout bas.
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jeudi, 24 mars 2011
Rien, quoi.
— Quoi?
— Quoi « quoi »?
— Quoi « quoi quoi »?
— Quoi « quoi quoi quoi »?
— Quoi « quoi quoi quoi quoi »?
— Quoi « quoi quoi quoi quoi quoi »?
— Rien.
— Quoi « rien »?
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vendredi, 11 mars 2011
Signominie
Le sort s'acharne au Japon. J'apprends ce matin qu'un tremblement de terre et un tsunami ont fait de nombreuses victimes dans la région de Tokyo. J'allume alors la radio, qui m'informe qu'au même endroit et à la même heure ont sévi un séisme et un raz de marée qui ont fait beaucoup de morts eux aussi. Cette terrible coïncidence me laisse interdit.
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