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vendredi, 17 avril 2009

Premières loges

Le parfum fruité de la comédienne disparue côté jardin...

Commentaires

"Emma était accoudée à sa fenêtre (elle s'y mettait souvent : la fenêtre, en province, remplace le théâtre et la promenade)" lit-on dans Madame Bovary. Flaubert écrivant que la fenêtre remplace le théâtre, on entend bien sûr qu'on y regarde comme d'une loge, cependant, d'Emma ainsi accoudée rien n'interdit de penser qu'elle est elle-même sur un théâtre, un regard mis en scène dans le cadre, encadré dans la fenêtre. Après tout, toute fenêtre ouverte, même vide, est le cadre d'un regard, toute fenêtre ouverte est la scène d'un regard en puissance, supposé, où un regard peut se montrer, ou pas.
Dans l'épaisseur de l'ombre d'une fenêtre ouverte, cherche-t-on du regard autre chose qu'un regard ? Dans l'épaisseur de l'ombre d'une fenêtre ouverte, redoute-t-on autre chose qu'un regard ?

G. Wajcman

Écrit par : Clément | dimanche, 19 avril 2009

"On ne chauffe pas les rues!" s'écria Charles Bovary.

Écrit par : Marsyas | dimanche, 19 avril 2009

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