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lundi, 20 avril 2009

Trinité

""C'est Dieu qui fait mourir Dieu pour apaiser Dieu" est un mot excellent de La Hontan. Il résulte moins d'évidence de cent volumes in-folio, écrits pour ou contre le christianisme, que du ridicule de ces deux lignes." est une des Pensées philosophiques de Diderot. Il résulte davantage de bon-sens de la modestie de ces trois lignes, que de mille notes de blogs, écrites pour ou contre l'athéisme.

Commentaires

A-t-on jamais bien parlé de Dieu autrement qu'en peinture ?

Écrit par : Lapinos | mardi, 21 avril 2009

En tout cas, il me semble qu'on n'a guère réussi à faire baisser les yeux des ouailles que devant les icônes bizantines - fenêtres pas lesquelles Dieu regardait les hommes. (Comme vous le savez certainement, le point de vue s'inverse à la Renaissance.) À la messe, on a besoin du secours d'une petite cloche pour enjoindre à l'assemblée de baisser la tête après la lecture des paroles de l'Évangile.

Écrit par : Marsyas | mardi, 21 avril 2009

Fenêtre ouverte sur l'histoire.
Écoute par l'œil.
Bouche cousue.

Écrit par : Clément | mardi, 21 avril 2009

Vous n'y êtes pas tout à fait. La cloche est au moment de l'élévation. Deux fois. Une pour le pain, une pour le vin. Des fois que certains seraient distraits par les images tout autour ou imagineraient déjà la voisine de devant côté face à la sortie de la messe et n'auraient pas tout suivi.

Je vous fais remarquer que votre préjugé sur la messe est très protestant. Sur la peinture idem. Un préjugé iconoclaste en quelque sorte. Jamais un chrétien sérieux ne dira que Dieu a besoin de l'art. Ce sont les tribus primitives qui taillent des fétiches et offrent des objets d'art pour implorer les forces divines de la nature.
L'art chrétien n'est pas pour Dieu mais pour l'homme depuis le début. Et même déjà l'art grec, dont la Renaissance s'inspire, n'est pas pour Dieu mais pour l'homme, particulièrement incarné dans la sculpture.
L'incarnation joue un rôle décisif et accru dans l'art chrétien jusqu'à la fin de la Renaissance au moins, avant que ne commence l'art baroque et dévot.
La Renaissance n'inverse rien, elle perfectionne à mesure que la vision de Dieu s'améliore. La Renaissance est d'ailleurs dans cette logique la période la plus "apocalyptique" en peinture.

Bizarrement l'art contemporain est plus près, idéologiquement ou conceptuellement parlant, de l'art baroque dévot que de l'art érotique de la Renaissance. En fait ça n'est pas si bizarre : Baudelaire ou Diderot, moraliste plus sévère encore, fournissent tout l'attirail conceptuel du fonctionnaire-critique d'art contemporain actuel, ce qu'on constate si on a la patience de se cogner les palinodies d'un Jean Clair ou d'une Catherine Millet.

Bref : énorme préjugé historique sur la Renaissance qui n'est pas simplement de votre fait mais très répandu. Plein de mobiles divers et complémentaires à ce préjugé.

Écrit par : Lapinos | jeudi, 23 avril 2009

Merci d'avoir assommé ce préjugé, Lapinos. Je profite de votre visite pour explorer les tunnels de votre terrier et j'en viens à me demander - eu égard à votre prolixité et à votre ubiquité - si vous n'êtes pas plusieurs à vous tout seul. Vous répondre est comme jouer au Tape-Taupes. J'aurais besoin de l'appui de la brigade anti-cuniculaire de l'aéroport de Roissy pour en venir à bout. Je promets de proroger le "Game Over" plus avant, la prochaine fois.

Écrit par : Marsyas | vendredi, 24 avril 2009

En fait il faut mieux dire la "sonnette" que la "cloche".

Écrit par : Lapinos | samedi, 25 avril 2009

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