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dimanche, 19 juillet 2009

"Ladmirail reledra furvioux"

J'ai ce vieux fantasme de pouvoir entendre un jour ma langue maternelle sans la comprendre. J'ai répertorié plusieurs situations qui permettent de me rapprocher de cet état:

  1. La restitution par un étranger d'un français en yaourt.
  2. Les tout premiers instants d'un réveil au son d'une discussion à la radio.
  3. La lecture de textes écrits en jargon.
  4. La lecture de textes en carence de signes - des tissus de néologismes, tels que "Le grand combat" de Michaux ou le "Sonnet en langue inconnue" de Papillon de Lasphrise.
  5. La lecture de textes dans lesquels l'auteur tire la langue jusqu'au mot rare, comme chez Mallarmé ou Villiers de L'Isle-Adam. (Il s'agit ici de revenir à un état d'enfance en mordant au fruit de la connaissance une seconde fois.)
  6. La lecture rapide d'une liste, pendant laquelle les mots se défont peu à peu de leur signifié.

Commentaires

7. La lecture paléographique d'archives poussiéreuses ?

"Bien à vous".

Écrit par : Le saisonnier | mercredi, 26 août 2009

8. Le discours lacanien (pour ce que j'en sais) ou mieux : les gloses des épigones.

Écrit par : Blind Horse | jeudi, 27 août 2009

Il me semble qu'on peut ranger toutes ces choses dans la troisième catégorie: "textes écrits en jargon".

Écrit par : Marsyas | jeudi, 27 août 2009

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