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dimanche, 23 août 2009

L'Éducation gastronomique

Ce ne sont pas les tripes qui sentent la merde, c'est la merde qui sent les tripes.

Commentaires

Ce ne sont pas les moules qui sentent la mer, c'est la mère qui sent la moule.

Écrit par : désolé | mercredi, 26 août 2009

Et "c'est pas l'homme qui prend la mer..."

Écrit par : Marsyas | jeudi, 27 août 2009

Et, puisqu'il est question de tripes :
"Ce n'est pas l'homme qui boit le thé mais le thé qui boit l'homme" : traduction de "Pensieri del tè", de Guido Ceronetti, qui parle, lui aussi, de l'âme et de la merde, de l'homme et de ses tripes. À lire impérativement — pour ceux qui ne le connaissent pas et pour commencer —, "Le Silence du corps" (Albin Michel ou Poche Biblio) : "L'excrément, tant qu'il est dans le corps, est accepté : il n'est pas séparé de l'unité du microcosme ; isolé, il épouvante et répugne, à cause de l'odeur d'âme dénudée et anonyme qu'il exhale."

Écrit par : C.C. | jeudi, 27 août 2009

J'ai lu "Le Silence du corps" cette année. Deux ou trois de vos notes m'en avaient donné l'envie. Mais je l'ai lu trop vite, et n'ai pris le temps de m'arrêter que sur quelques morceaux seulement qui concernaient l'ail et Zola. Je garde l'impression d'un ouvrage extrêmement érudit et baroque qui, je vous rejoins, gagne à être découvert. J'ai d'ailleurs offert mon exemplaire. Mais je l'ai offert trop tôt, sans avoir pris le temps de recopier un court éloge de la misanthropie, que j'avais recherché en vain avant de me séparer de mon exemplaire. "Rien de plus irritant que de ne pas retrouver les références d'une citation, d'une phrase qu'on sait avoir lue quelque part et que l'on a perdue", n'est-ce pas? Qu'à cela ne tienne, j'en ai commandé un nouvel exemplaire il y a quelques jours.

(Je glane chez vous des idées de lectures et des citations, et j'y copie-colle des tirets. Je ne connais pas le code ASCII pour les tirets, et je suis assuré d'en trouver dans chacune de vos notes ou presque.)

Écrit par : Marsyas | vendredi, 28 août 2009

De Ceronetti, je recommanderais également (si l'on a aimé, bien sûr, "Le Silence du corps") "La Patience du brûlé", où l'on retrouve la même écriture fragmentaire. En revanche, les chroniques réunies dans "Une poignée d'apparences", plus "intellectuelles", sont parfois à la limite du fastidieux. Le tiret "cadratin" (indispensable pour les dialogues et les incidentes) s'obtient par la combinaison Alt + 0151. Vous trouverez ici tous les codes ASCII pour les caractères accentués : http://www.toutimages.com/codes_caracteres.htm .

Écrit par : C.C. | samedi, 29 août 2009

Le lien créé automatiquement dans mon précédent commentaire ne fonctionne pas : supprimer le point final. Voilà ce qui se passe quand on a des scrupules de ponctuation !

Écrit par : C.C. | lundi, 31 août 2009

J'ai inséré une espace entre l'adresse et le point. Vous avez moins de scrupules de typographie que de scrupules de ponctuation?
En tout cas, merci pour l'adresse. Et, pendant que je vous tiens, et à propos d'Italiens, sauriez-vous me conseiller un recueil de Leonardo Sinisgalli? Je sais que vous en êtes friand. Je l'ai découvert avec ses "Poèmes d'hier". Que c'est beau!

Écrit par : Marsyas | lundi, 31 août 2009

Voilà une espace bien venue ! Tant pis pour le purisme typographique, pourvu que ça marche.
J'ai découvert beaucoup de poètes italiens grâce aux volumes de l'excellente collection bilingue Orphée/La Différence. On les trouvait pour rien naguère, à Lille, chez un soldeur de la rue Faidherbe aujourd'hui disparu (sans doute remplacé par une officine de téléphonie portable). Il y en avait également un stock chez "Mona Lisait" ("Soldes rares et occasions"), rue Saint-Martin, à Paris. J'ai acheté là, aussi, plusieurs beaux volumes de la collection grise de chez Verdier (Luciano Erba, Vittorio Sereni) et toutes sortes de petites choses curieuses, de "La Cuisine des insectes" au "Discours sur le Fils-de-Pute" d'Alberto Pimenta...
Pour en revenir à notre propos, de Sinisgalli, j'aime bien les miniatures prosaïques et minimalistes d'"Oubliettes" : le presque rien, sans même l'arrière-plan métaphysique d'un Ungaretti. Toujours dans la collection Orphée, j'ai une tendresse particulière pour Sandro Penna et les poèmes merveilleusement pudiques de Lalla Romano, pas très éloignés de ceux, justement, d'Ungaretti. Bon exemple de ce que peut être le lyrisme dépouillé de toutes les épiceries et dégoulinades pseudo-romantiques...

Écrit par : C.C. | mardi, 01 septembre 2009

Merci beaucoup.

Écrit par : Marsyas | mardi, 01 septembre 2009

Une tripe n'est bonne que si elle pique...

Écrit par : cici | mercredi, 02 septembre 2009

Je frémis à la pensée que ta langue est une "Épée aiguë à deux tranchants", Cici...

Écrit par : Marsyas | mercredi, 02 septembre 2009

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