mardi, 25 août 2009
Gribouillis d'un standardiste 5
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dimanche, 23 août 2009
L'Éducation gastronomique
Ce ne sont pas les tripes qui sentent la merde, c'est la merde qui sent les tripes.
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dimanche, 16 août 2009
Lettre à la couche-tard de la rue du Beaumart
18:04 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 11 août 2009
Gribouillis d'un standardiste 4
15:13 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Les héros de conte
"Les héros de conte savent qu'il faut toujours avoir le courage de choisir la chose sans valeur, empoigner l'épée souillée, s'adresser poliment aux couleuvres, avoir des prévenances insensées pour le crapaud barbotant dans sa vase et emplir ses poches de pauvres petits cailloux plutôt que de graines de céréales."
(Pascal Quignard, Sur le jadis, LXXXVIII, "Un ami de mille ans")
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jeudi, 06 août 2009
Des tons approchants
L'autre jour, j'ai voulu dire quelque chose dont je ne savais pas véritablement quoi penser. Ou, plus exactement, j'étais incapable d'identifier ce que je ressentais face à cette chose. C'est la raison pour laquelle je n'ai trouvé aucun ton pour la dire. S'il n'y a pas de mot, on peut toujours s'en sortir avec une périphrase ou un néologisme assez limpide. Mais s'il n'y a pas de ton, il n'y a pas de ton.
Le fait est que je ne pouvais pas me contenter d'un ton neutre. Je voulais transmettre ce sentiment difficilement identifiable à mes interlocuteurs. Alors j'ai opté pour un ton approchant, en espérant bêtement qu'on le prenne pour tel. Opter pour un ton approchant, c'est comme quand ça vous démange vous ne savez pas vraiment où, et que vous grattez à tâtons, autour de la supposée zone démangeante. "Quand je n'ai pas de bleu, je mets du rouge." Des tons approchants, c'est exactement ce que je me suis dit quand j'ai opté pour l'un d'eux, au moment où j'ai commencé à dire ce que j'avais à dire. (Il va sans dire qu'on ne sélectionne pas le ton sur lequel on va dire ce qu'on a à dire avant de le dire, mais que le ton arrive de lui-même, pendant qu'on dit. Dans la vie, pas de didascalie.)
Je me suis vite rendu compte que les tons étaient bien trop distincts les uns des autres, bien trop singuliers pour qu'il en existe des approchants. Mais c'était déjà trop tard. J'ai fini de dire ce que j'avais à dire en croisant les doigts pour que mon ton encore moins approchant à la fin qu'au début passe inaperçu. Mais, j'aurais dû m'en douter, il était tellement inadéquat qu'on m'a demandé de m'expliquer à son sujet. Et comme, évidemment, j'en étais bien incapable, j'ai tenté d'expliquer ce que je peine encore à expliquer ici.
Naturellement, on a pris ça pour une diversion. On ne m'a pas cru. On était sûr que j'avais trop honte de mettre en mots ce que mon ton avait trahi. Un ton, ça ne trompe pas. Un mot pour un autre, passe encore. Mais un ton pour un autre, c'est encore pire qu'un lapsus: ça relève de l'acte manqué.
Bien sûr, je comprends tout à fait qu'on ne m'ait pas cru. Le ton, c'est les "inflexions volontaires ou involontaires que prend la voix d'un locuteur et qui dévoilent sa personnalité, son état psychologique ou affectif, ses intentions." nous dit bien le dictionnaire. Et c'est moi qui souligne.
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mardi, 04 août 2009
Maman je t'aime
Ma mère ne lit pas ce blog.
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Papa je t'aime
Mon père non plus.
02:14 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 02 août 2009
Gribouillis d'un standardiste 3
Quand je suis au téléphone, mon stylo gratte machinalement la feuille de papier qui se trouve à proximité - comme la cuiller du captif gratte les murs de sa geôle -, et laisse apparaître, invariablement, des planètes et des cerfs-volants.
Sur le papier, ces gribouillis voisinent avec des Il était une fois... De mémoire de scribouillard, j'ai toujours écrit Il était une fois... lorsque j'avais à essayer un nouveau stylo.
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