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mardi, 01 septembre 2009

"Je croupis dans les Usines du Négatif."

Dans la rue d'une ville industrielle, j'ai croisé, devant une vitrine des Pompes funèbres, un panier de linge abandonné aux encombrants. De vieilles chemises de nuit qui sentaient encore la nuit. A quelques pas de là, une feuille morte se délitait dans de l'eau de pluie algueuse et rouilleuse, comme des fruits dans une vieille sangria. J'ai pensé que je mourrais jeune. Et je me suis dit que j'apprendrais une complainte de Jules Laforgue, parce que j'aurais aimé m'en réciter une, à ce moment-là.

Commentaires

Je ne peux plus me payer le luxe de mourir jeune, mais je peux encore lire Jules Laforgue, c'est rassurant !

Écrit par : Flivo | mardi, 01 septembre 2009

Oh, moi aussi, je suis beaucoup trop vieille pour mourir jeune. Je suis dans l'antan courbée par l'âge et le vent d'autan.

Écrit par : Mauricette Beaussart | samedi, 05 septembre 2009

Plus court qu'une complainte de Laforgue, ceci, qui n'en est pas très éloigné :

"Quoi, plus de larmes, ni d'avoir
Personne qui vous plaigne...
Tout bas, comme d'un flanc qui saigne,
Il s'est mis à pleuvoir."

Aurez-vous reconnu l'auteur ?

Écrit par : Rose Chapotel | dimanche, 06 septembre 2009

Au bon vieux Flivo: Vous êtes du genre optimiste ou je me trompe?

À la bonne vieille Mauricette, à qui je souhaite la bienvenue: Je lis ceci, à la page 164 de votre "Patience":
"— Oui, on devrait commencer par mourir. Faire à l'envers. Je rêve des images de ça.
— Moi, j'y pense quand il fait du vent, quand il pleut."

Et cela, à la page 168:
"Au bout de ma vie, j'ai tout mon temps."

Il y en a d'autres, mais je ne préfère pas me lancer dans une anthomortlogie...

À la bonne vieille Rose, à qui je souhaite la bienvenue également: Je n'ai pas reconnu l'auteur, mais Google si. Je vais profiter de n'être pas encore presbyte pour aller voir ces "Contrerimes" de plus près.

Et longue vie aux trop vieux pour mourir jeunes!

Écrit par : Marsyas | lundi, 07 septembre 2009

Merci monsieur Marsyas pour vos souhaits de longue vie dans la jeunesse des vieux. Vous avez de bonnes lectures et je vous en remercie. Bientôt des nouveaux veaux sur mes étoiles et le point.

Écrit par : Mauricette Beaussart | mardi, 15 septembre 2009

Chacun son truc.

Il semblerait même que, trop pressés de fâner, certains d'entre nous se payent même le luxe de naître vieux.

Écrit par : stive is back | lundi, 21 décembre 2009

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