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dimanche, 21 mars 2010

I ♥ Boulogne-sur-Mer

Le dimanche après-midi, ma frileuse et moi nous promenons souvent sur le port, dans les odeurs de crabe écrasé. Comme tant d’autres.
À peine dépassé les têtes aquatiques des vendeuses de poisson, on commente le niveau de la mer et la visibilité des côtes anglaises, pour parier sur la météo du lendemain. Puis on lit quelques noms de bateaux. Enfin, on se met à regarder les autres.
Là, un couple grimace au soleil main dans la main. Plus loin, un guide improvisé montre du doigt l’usine où l'on fabrique du surimi. Près du bord, des dockers dévorent leur américain-fricadelle à mains nues, avant d’en jeter les graillons à un essaim de mouettes, dans la joie d’un lancer de confettis. À l’écart, deux retraités digèrent le gigot du déjeuner en faisant la sieste, affalés dans la voiture qu’ils ont garée face à la mer, à qui seuls quelques passionnés de tuning tournent le dos.
On ne fera demi-tour qu’après avoir vu rire les otaries à travers la vitre de l’aquarium. Et on rentrera chez soi en se demandant ce qu’on va bien pouvoir encore faire pour oublier que les dimanches ne sont jamais que des veilles de lundis.

Commentaires

Le dimanche après-midi, ma nébuleuse et moi nous marchons parfois sur les pavés, dans les odeurs de merde et de pot d'échappement. Comme tant d'autres.
A peine dépassé les piliers de comptoir, on commente l'illusion de la température printanière. Puis on lit quelques noms d'enseignes. Enfin, on se met aussi à regarder les autres.
Là, deux couples se font des grimaces mains dans les poches. Plus loin, un artiste improvisé montre du doigt son usine à dessins sous son bras. Sur le bord d'un pavé, un autre s'amuse à écraser un reste de fricadelle, s'attendant à voir sortir de la chair à saucisse que son chien guette tout en remuant la queue joyeusement. A l'écart, une bande de jeunes se chamaillent sur la banquette arrière d'une 4l, à qui seuls deux retraités passionnés de gastronomie tournent le dos.
On ne fera demi-tour qu'après avoir vu rire les otaries à travers la fenêtre du bar. Et on rentrera chez soi en se demandant ce qu'on va bien pouvoir encore faire pour oublier que les dimanches ne sont jamais que des veilles de lundis.

Écrit par : Le Borgne | dimanche, 21 mars 2010

Les ateliers d'écriture, y'a des maisons pour ça !

Écrit par : Xénomanes | lundi, 22 mars 2010

Blind horse ?

Écrit par : Flivo | lundi, 22 mars 2010

Je ne suis pas borgne pour rien.
Sortez le nez de vos livres Xéno-man et plongez-y vos yeux.

Écrit par : Le Borgne | lundi, 22 mars 2010

Ne nous excitons pas tant pour un clin d'œil. Et sourions au Borgne, au moins d'une seule lèvre.
(J'en ai connu un, amateur d'Eugène Atget, dont les dimanches devaient ressembler à celui-là.)

Écrit par : Marsyas | mardi, 23 mars 2010

Vivement que le dimanche soit une veille de vacances...

Écrit par : cicello | dimanche, 28 mars 2010

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